Saint-Marcellin – Un spectacle pour sensibiliser à l’écoute

L’association Découvrez la vie réelle grâce au virtuel (DVRGV) veut, avec cette animation, sensibiliser le public à l’écoute. Il sera question, le 22 janvier, à 15 h 30, de faire voyager les auditeurs présents, dans le noir, à travers trois productions sonores tout à fait différentes. Deux photos sonores illustrant des environnements et un reportage pour montrer les coulisses d’un organisme bien connu.


Il reste des places. Pour s’inscrire, suivez ce lien ou par téléphone : 04 86 58 21 01.


Participation libre. Les membres de l’association, dont Manuel Faouen et Amélie Vincent (notre photo), proposeront d’enregistrer vocalement les impressions des heureux visiteurs.


Article écrit Par Marine LANGEVIN pour le Dauphiné Libéré. Téléchargez l’article en PDF ici !

Mag’Ville Et Village Saint-Marcellin – DVRGV 1er Acte

DVRGV, : cinq lettres qui correspondent à « Découvrez la Vie Réelle Grâce au Virtuel », le nom de l’association Saint Marcellinoise fondée par Manuel Faouen.Aveugle de naissance. Il enregistre des sons(de la nature, de conversations, de la vie quotidienne et invite à vivre une expérience : la salle plongée dans le noir,les participants partiront à la rencontre d’un monde sensoriel,guidés par les commentaires de l’artiste.

Article de journal Mag'Ville et Village Saint-Marcellin

Les déficients visuels découvrent la vie réelle grâce au virtuel

Suite à mon intervention au sein de l’UNADEV de LYON, un article a été rédigé pour le journal Le Progrès. Le voici !!!

La structure Découvrez la vie réelle grâce au virtuel a été mise en place par des personnes déficientes visuelles. Elle propose de réaliser des reportages et des photos sonores à destination de tous publics.

« Toute personne passionnée par le son peut rejoindre l’association, qu’elle soit ou non déficiente visuelle », explique Virgile Jouvenet.

Innover, expérimenter d’autres perceptions, entendre la vie autrement, c’est possible avec l’association Découvrez la vie réelle grâce au virtuel (DVRGV), créée en 2014 par Manuel Faouen, aux côtés de Virgile Jouvenet, trésorier et responsable de l’antenne de Lyon, ainsi que de Xavier Bonnot et Amélie Vincent.

Les membres de la structure, tous bénévoles, et pour la plupart atteints de cécité, ont tous la même passion : le son. « Ils s’efforcent de montrer son pouvoir et ses qualités de retranscription d’une ambiance en organisant des séances d’écoute, individuelles ou collectives, et des ateliers découverte dans un but éducatif et instructif », explique Virgile Jouvenet, membre de l’Union nationale des aveugles et déficients visuels (Unadev), qui soutient cette action.

Différents ateliers de découverte ou de sensibilisation sont organisés pour ceux qui voudraient participer aux montages et aux prises de son. DVRGV ne focalise pas son action dans le domaine du handicap, l’association a pour ambition de toucher et d’intéresser tous les publics. « Seuls l’ouïe, la motivation et le partage comptent. Le fonctionnement de l’association est assuré grâce à la réalisation et à la diffusion de nos reportages commandés par les entreprises, divers organismes et les particuliers qui veulent soutenir nos actions. On peut, par exemple, collaborer sur des projets avec les écoles et mettre en scène des pièces de théâtre, qui peuvent être jouées par les élèves, puis enregistrées et diffusées par l’association », conclut Virgile Jouvenet.

Article écrit par Laurence PONSONNET pour le Progrès de Lyon 3ème arrondissement, édition du 12 décembre 2016. Cliquez-ici pour voir l’article sur le site du journal Le Progrès

Reportage France3 Alpes du 10 Août 2016

Manu Faouen a créé en 2014 l’association « Découvrir la vie réelle grâce au virtuel », avec laquelle il s’efforce de faire voyager les auditeurs, aveugles ou non, à travers des « photos sonores ».


Aujourd’hui, Manu se trouve à l’abbaye de Saint-Antoine-L’Abbaye afin d’enregistrer une « photo sonore » des orgues.


C’est un reportage sur un homme qui fait lui-même des reportages… sauf que les siens visent à faire partager des expériences sonores.

Manu Faouen, fondateur et co-gérant de l’association DVRGV, ou « Découvrir la vie réelle grâce au virtuel », enregistrait les sons à Saint-Antoine-L’Abbaye, en Isère.


Son objectif ? Faire voyager l’auditeur sans qu’il ait à quitter son fauteuil, lui faire entendre les sons d’un orage, d’une fête foraine ou encore d’un orgue, assortis de commentaires et d’explications. Ces « phonores », ou photos sonores, s’adressent aussi bien aux malvoyants qui ne peuvent lire qu’aux amateurs de son.


Manu Faouen est aveugle de naissance, et pour lui, il est important de « faire en sorte que la personne qui va écouter se trouve un peu à ma place. Du fait que je sois aveugle, peut-être que je suis plus exigeant sur le rendu sonore que je dois proposer. »


Son matériel est d’ailleurs adapté à son handicap, puisque les commandes et les réglages se font par la voix. « Tout est vocalisé, explique-t-il, ce qui me permet d’avoir un accès quasiment intégral à l’appareil. »


Manu a également installé un caisson de bois de 6 m2 chez lui, à Saint-Marcellin en Isère. Là, il travaille sur ses reportages à destination des auditeurs, aveugles ou non. « Ce serait bien si les employés à leur pause pouvaient mettre un casque et au lieu de fumer une cigarette, par exemple, voyageaient à travers nos sonores, s’enthousiasme Amélie Vincent, secrétaire de l’association.

Celle-ci compte cinq membres et s’efforce de faire découvrir ses « phonores » dans les maisons de retraite, les écoles ou les hôpitaux, mais également sur son site Internet, où elle réfléchit à créer une webradio. Mais la démarche risque d’être difficile, car l’association manque de financements et n’a pour l’heure obtenu aucune subvention.

Téléchargez le reportage de Denis Vigneau-Dugué, Jean-Pierre Rivet et Eric Achar

NOTES


Quelques petites erreurs subsistent :


  • Année de création de l’association : 2014

  • Il n’est pas tout à fait question de bibliothèque sonore, encore moins à destination exclusivement des déficients visuels…


néanmoins un bon reportage qui permet de valoriser notre travail et qui aide un peu plus à faire connaître l’association!!!


Pour lire et voir l’article sur le site web de France3 Alpes, cliquez-ici

Portrait Manuel FAOUEN co-fondateur de DVRGV par Jonathan NENICH – Le Dauphiné Libéré

Aujourd’hui, Manuel Faouen, l’un des fondateurs de l’association DVRGV (Découvrez la vie réelle grâce au virtuel).

C’est avec une habileté déconcertante que Manuel Faouen, cofondateur de l’association Découvrez la vie réelle grâce au virtuel (DVRGV) se déplace chez lui. À 32 ans, cet aveugle de naissance a su apprivoiser l’univers de nombreuses villes françaises malgré la difficulté que son handicap comporte. Natif du Havre, en Normandie, il achève ses études de développeur en informatique à Paris avant d’emménager dans la capitale iséroise en 2005 : « Je suis venu à Grenoble car c’est une ville réputée pour l’accueil des personnes aveugles », confie-t-il.


Le pari se révèle gagnant et c’est loin de Paris que Manuel Faouen commence sa carrière professionnelle. S’engage alors pour le jeune homme une suite infernale d’emplois de courte durée qui l’emmènent dans de nombreuses villes de l’hexagone : à Poitiers, où il travaille comme guide dans une attraction qui propose une visite sensorielle dans le noir, à Rennes, où il devient étiopathe, et même à Saintes où il suit une formation de comportementaliste canin.


« Je n’ai pas eu de situation stable. Je suis certain que c’est lié à mon handicap », déplore-t-il. Un handicap qui ne l’empêche pas pour autant de vivre une vie de famille normale : « Avec Amélie (sa compagne et secrétaire de l’association DVRGV) on est organisé. Je fais à manger et elle, le ménage. J’emmène aussi ses enfants à l’école. Je peux skier avec un guide et faire du kayak », explique-t-il.


Fasciné par la mer, la voile et passionné de trains, la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Mais Manuel peut compter sur sa compagne dans les moments difficiles pour se remettre sur les bons rails.

Des reportages réalisés dans plusieurs villes


Fondée par quatre personnes non-voyantes en novembre 2014, l’association compte aujourd’hui cinq membres. DVRGV propose des reportages sonores et des photos accompagnées de sons. Le siège se trouve à Saint­Marcellin et c’est une partie du garage de Manuel Faouen qui fait office de club-house. Un ancrage local, même si le rayonnement de DVRGV dépasse largement les terres iséroises.


Benoît Olivier,, est Parisien et réalise des reportages qu’il soumet ensuite aux autres par le biais de Skype. De la même façon, Virgile Jouvenet, également fondateur, réalise des reportages à Lyon. À l’image de Manuel Faouen, l’association voyage de villes en villes.

« Quand j’étais petit, j’enregistrais déjà tout avec mon dictaphone »


« Sans parler de septième sens, j’ai cette faculté à comprendre les sensibilités. Le regard trahit le jugement, je n’ai pas ce problème. »


Manuel Faouen, cofondateur de l’association Découvrez la vie grâce au virtuel (DVRGV), utilise ses autres sens pour se forger sa vision du monde: « 90%des informations passent par le visuel. Quand on est aveugle, on prête une grande attention aux autres sens. Quand j’étais petit, j’enregistrais tout ce qui se passait chez moi avec mon dictaphone », explique-t-il.

Grâce à DVRGV, association fondée en 2014, il peut vivre pleinement sa passion : « Lundi dernier, j’étais à Saint-Antoine-l’Abbaye pour faire un reportage sur l’orgue », se réjouit-il.

Après chaque reportage, les membres compilent leurs sons pour arriver à environ 25 minutes d’enregistrement. Puis, tout est envoyé aux autres membres de l’association qui font un retour à l’auteur du montage avant de poster le reportage sur le site de DVRGV. « C’est aussi et surtout un échange sur nos techniques de prise de son, de montage. On partage nos compétences », déclare Manuel Faouen. L’objectif de ces reportages est de mettre en lumière un organisme, un métier ou une passion et d’en expliquer les fonctionnements.<

« On veut des gens qui s’investissent »


L’année dernière, l’association comptait dix membres. Aujourd’hui, ils ne sont plus que cinq mais tous sont extrêmement actifs. « Notre association est ouverte à tous. Mais il ne suffit pas de payer la cotisation. On veut des
gens qui s’investissent et qui proposent des idées de reportages », précise Manuel Faouen. Le cofondateur aimerait aller à la rencontre d’employés et leur proposer un “voyage” détente par le biais du son pendant les pauses. Cette opération pourrait aussi, selon Manuel Faouen, être proposée dans les maisons de retraites.


À terme, DVRGV aimerait créer une web­radio pour faire entendre les reportages réalisés et relayer des informations locales. Mais le budget manque car l’association ne dispose que de peu de subventions pour l’instant. Pas de quoi entamer la motivation de Manuel Faouen.

Ecrit par Jonathan NENICH pour l’édition du Dauphiné Libéré, le 14 Août 2016


Pour télécharger la page 11 de l’édition du 14 Août 2016 du Dauphiné Libéré cliquez ici !