Le son dans tous ses états – Journal le Trait d’Union (édition du 14 septembre 2015)

« On veut montrer ce qu’on ne voit pas » explique Manuel Faouen, fondateur et cogérant de l’association Découvrez la vie réelle grâce au virtuel (DVRGV).


Musicien depuis l’âge de cinq ans, il s’est toujours passionné pour le son, au- delà de son handicap visuel, avant de faire des études d’informatique. Et il a décidé de regrouper d’autres passionnés au sein de son association. Aujourd’hui, DVRGV propose des reportages, comme cet étonnant enregistrement qui vous plonge au cœur de la faune thaïlandaise ou ce- lui réalisé lors des dernières Rencontres Brel, mais aussi des photos sonores qui viennent retranscrire une ambiance.


L’association intervient également dans les maisons de retraite, les écoles ou les hôpitaux pour apporter un peu de « réel sonore » dans ces institutions.


Mais le grand projet, c’est celui de monter une webradio. Une création qui nécessite l’achat de matériel et d’une cabine insonorisée, le tout pour un budget de 4 200 €. Malgré l’appel au financement participatif, l’association n’a pas réussi à réunir les fonds nécessaires pour cette webradio qui permettra de diffuser des sons, mais aussi de la musique et des émissions. L’idée est d’aller à la rencontre des gens, de créer du lien, de les faire voyager grâce au virtuel.


Alors n’hésitez pas à soutenir l’association, tous les dons sont les bienvenus pour la création de cette webradio, par le biais du site internet.


Article écrit par Angela CLUZET pour le journal Le Trait d’Union Saint-Marcellinois, édition du 14 septembre


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Voir avec les oreilles – Journal Inter-communal (Septembre 2015)

Du virtuel au réel, quand le son donne à entendre le quotidien, restitue des ambiances et glisse entre nos oreilles une autre «image» du réel. Rencontre avec Manuel Faouen, co-gérant de l’association « découvrez la vie réelle grâce au virtuel » (DVRGV).


Dans une société où l’image est omniprésente, vous avez choisi de vous intéresser au son, je devrais employer le pluriel, les sons, tous les sons qui nous entourent. Pourquoi ?


« Je suis musicien, j’ai commencé le piano à 5 ans, puis le saxo. La musique fait partie de ma vie depuis l’enfance. Je suis également non voyant, le son revêt pour moi une importance capitale. Mais notre association n’est pas destinée aux non voyants, au contraire, elle ouvre un monde sonore que l’image parfois occulte : celle du bruit, du son, des paroles, des silences… Alors que nous sommes submergés d’images, donner de l’information sonore, c’est aller au- delà des apparences, des images qui parfois parasitent nos perceptions. »


Comment est née l’association ?


« Informaticien de formation, j’ai très vite été confronté à la réalité brutale de la recherche d’emploi. Le handicap n’étant guère
« vendeur » auprès des entreprises, j’ai un jour décidé avec d’autres passionnés de sons, de monter un collectif d’abord puis une association. Le 20 novembre 2014 naissait DVRGV. J’en suis co-gérant. Aujourd’hui nous sommes huit personnes. Le siège de l’association est situé à Saint- Marcellin. »


Quelles actions menez-vous au sein de l’association ?


« Notre association est toute jeune et les projets prennent corps petit à petit. Par exemple, j’ai été sollicité par la commission accessibilité des rencontres Brel de Saint-Pierre de Chartreuse pour un reportage sonore mettant en valeur ce qui se passe dans les coulisses du festival. J’ai également réalisé à titre personnel un reportage avec prise de son dans un tram, à Grenoble.
Notre collaboration avec les publics concernés peut être active (projet collaboratif) ou passive
(simple écoute). Nous réalisons des reportages sonores tels que ceux cités précédemment, mais nous pouvons imaginer également des reportages sur des personnes, des métiers, des activités, des lieux…
Nous espérons pouvoir concrétiser des projets avec des écoles (écrire avec les enfants un conte sonore), des maisons de retraites (les sons peuvent apaiser, favoriser l’imagination, susciter des souvenirs). Nous réalisons aussi des phonores, photos sonores s’apparentant à des instantanés. »


Vos objectifs aujourd’hui ?


« Nous commençons à nous faire connaître sur la région. Des projets se dessinent au fur et à mesure des rencontres. Nous sommes très motivés et notre gros projet à court terme est le lancement d’une webradio qui nous donnera une plus grande visibilité et nous permettra de diffuser nos travaux. De plus elle pourrait devenir un outil « pédagogique » : initiation à la
radio, etc.
Nous aimerions également pouvoir participer au salon Handica à Lyon qui se tient tous les deux ans. »


Sur un plan plus personnel, que vous apporte cette grande odyssée du son ?


« Il faut beaucoup d’énergie pour se lancer, les démarches administratives sont parfois usantes, mais cela vaut pour toutes les professions, que l’on soit valide ou non.
La richesse et la variété des rencontres et des projets apportent beaucoup sur le plan professionnel et personnel. Rien de mieux pour vaincre sa timidité que d’aller au devant des autres en portant un projet aussi enthousiasmant. »



Article écrit par Régine Foucault pour le journal inter-communal de’ la Communauté de Communes du pays de Saint-Marcellin, édition de septembre 2015


Téléchargement de l’édition intégrale.

SAINT­-MARCELLIN | Rencontre avec Manuel Faouen de l’association “Découvrez la vie réelle, grâce au virtuel” Le son dans tous ses états

Manuel FAOUEN en enregistrement, avec enregistreur en main et microphone sur la tête

Un casque un peu « zarbi » sur les oreilles, deux micros en forme d’antenne perchés
sur le haut de la tête, un enregistreur dans une main, sa cane blanche dans l’autre, voilà Manuel Faouen parti pour un de ses reportages sonores. Un gaga du son qui peut aussi produire des phonores (photo sonores) de belle qualité.

 

« On a presque l’impression d’y être et c’est cela que je veux faire ressentir »

Le son, c’est son truc depuis tout petit. La musique d’abord. Piano dès l’âge de cinq ans, complété par la flûte traversière et le saxophone à l’adolescence. Il est compositeur, interprète, arrangeur de tout ce qui peut émettre un son. Enfant, il se baladait partout avec son magnétophone à cassettes, « J’enregistrais des orages, la pluie, des fêtes de famille… ».

Son handicap visuel – Manuel est aveugle depuis l’âge d’un an, suite à une maladie

génétique – il en a fait un atout, sa qualité d’écoute et son interprétation des sons sont exceptionnelles. Aujourd’hui, il fait partager ses talents au sein d’une association, « Découvrez la vie réelle, grâce au virtuel » (DVRGV), qu’il a créée avec des amis voyants passionnés comme lui par la musique, le son et l’informatique. Ils espèrent pouvoir bientôt lancer leur webradio. « Cette association fait suite à un collectif que nous avions créé à Grenoble. Nous avions aussi initié une webradio un peu pirate Radio DPK. Aujourd’hui, tout est beaucoup plus officiel ! »

 

Chaque reportage, chaque phonore est une invitation au voyage et à “l’image sans l’image”. Un bon casque sur les oreilles pour éviter les bruits parasites et Manuel emmène ses auditeurs dans le cockpit d’un planeur, la cabine du conducteur d’un tram, une fête foraine, un repas dans le noir… « On a presque l’impression d’y être » et « c’est cela que je veux faire ressentir. »

 

L’association propose aussi des tutoriels dans le domaine du son et du montage. Et souhaite développer des écoutes collectives dans les écoles, collèges, lycées, maisons de retraite, ou encore en entreprises. « DVRGV est ouverte à tous, ce n’est pas une association liée au handicap, c’est pour tous ceux qui aiment capter des ambiances sonores et ceux qui aiment écouter. »

 

À l’heure où l’image domine et où le temps ne suspend plus son vol, ces petites évasions sonores, d’une poignée de minutes, sont du pur “bonheur”.

 

Monique BLANCHET

Extrait du Dauphiné Libéré, page 8, Edition du dimanche 5 avril 2015

Présentation de DVRGV – Podcast d’Ouverture

Bonjour à toutes et à tous,
Voici le premier Podcast de Présentation du Collectif DVRGV

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